Promenade économique

26 juillet 2017

Rakuten avec le Barça

Rakuten avec le Barça Les Echos 26 juillet 2017

Les Echos, 26 juillet 2017

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26 juin 2017

Francfort veut accélérer l'émergence du paiement instantané en Europe

Paiement instantanné Les Echos 26 juin 2017

La BCE va créer l'infrastructure permettant de faire des virements en temps réel entre pays de l'UE. Mais les cas d'usages de ce nouveau moyen de paiement restent à imaginer.

Halte aux hésitations, il est temps d'agir pour créer le paiement instantané européen ! Tel était peu ou prou le message implicite adressé en fin de semaine aux banques du Vieux Continent par la Banque centrale européenne (BCE).

L'institution de Francfort a annoncé qu'elle allait développer un service pour le règlement des transactions réalisées avec ce nouveau moyen de paiement, équivalent d'un virement en temps réel. Baptisé « TIPS » - pour « Target instant payment settlement » -, ce service devrait être opérationnel en novembre 2018. « Il contribuera à faciliter les transferts de fonds instantanés offerts, via les banques, afin que les citoyens et les entreprises puissent réaliser des paiements de détail instantanés dans toute l'Europe », a précisé la BCE.

Si certains pays comme le Luxembourg comptent s'y connecter pour tous ses paiements instantanés, le but n'est pas de concurrencer les infrastructures domestiques en cours de construction : mais plutôt de les rendre interopérables. Et par là même de faire émerger un moyen de paiement véritablement européen. Faute d'être parvenue à créer un système de paiement par carte capable de concurrencer les deux grands réseaux américains ultra-dominants, Visa et MasterCard, la BCE place en effet beaucoup d'espoirs dans le paiement instantané.

Nombre de pays de l'UE sont sensibles à l'argument politique et les chantiers techniques y sont bien avancés. En France, le processeur domestique de paiements électroniques STET aura bouclé cet automne le corpus de règles de fonctionnement qu'il proposera aux banques françaises et belges pour traiter les virements en temps réel.

Convaincre

Elles mettront alors à jour leurs chaînes de paiement pour se connecter au système domestique, ce qui devrait être fait au début de 2018. Puis il faudra que les banques définissent et construisent l'infrastructure qui permettra aux commerçants d'accepter cette façon de payer et aux clients de l'utiliser. C'est là que le bât blesse ! Ce chantier leur coûtera plusieurs dizaines de millions d'euros alors qu'ils n'ont pas trouvé comment rentabiliser cet investissement auprès des utilisateurs et que la BCE précise qu'elle leur facturera son service de règlement transfrontalier (0,20 centime maximum par paiement durant les deux premières années). « Le paiement instantané garantit au vendeur qu'il touche l'argent en temps réel mais la carte bancaire lui garantissait déjà le paiement. Cela fait les affaires de la trésorerie des commerçants mais les consommateurs ne demandent pas à être débités dans la seconde ! Il va falloir trouver de nouveaux cas d'usage convaincants », s'inquiète un banquier. C'est la mission du Comité national des paiements scripturaux, instance de concertation hexagonale créée en 2015. « Quels sont les besoins des commerçants, des créanciers et des banques ? Quelle expérience le client final souhaite-t-il ? L'objectif est de définir des principes de convergences entre ces différentes parties pour définir une offre suffisamment complète et susceptible de rassembler cinq à dix banques », précise un expert du sujet.

Les premières réponses devraient émerger à l'automne, avant que des offres commerciales se concrétisent fin 2017, voire en 2018.

Ninon Renaud, Les Échos, 26 juin 2017.

 

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25 juin 2017

Costco : moins cher, mais en gros volume

Costco Le Parisien 23 juin 2017

Le Parisien, 23 juin 2017.

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24 juin 2017

Costco, un concept dont raffolent les familles américaines

Un concept dont raffolent les familles américaines

Lucie RobequainBureau de New York
Costco doit son succès à ses cartes de membre, ses quantités industrielles et ses « chasses au trésor ».

Costco tient une place à part dans le coeur des Américains. Les familles viennent y acheter 10 kilos de boeuf, des brosses à dents par paquet de douze et du ketchup par bidon de 3 kilos. Dans le magasin de Spanish Harlem, au nord de Manhattan, le rayon des tee-shirts jouxte celui des surgelés, qui côtoie lui-même celui de l'ameublement. La logique ne saute pas aux yeux mais renforce cette incroyable impression de faire des affaires.

Surnommé le « Steve Jobs de l'hypermarché », son fondateur, Jim Sinegal, a réussi à imposer un modèle à l'opposé de Wal-Mart. Les salariés y sont paraît-il choyés, et les dirigeants s'octroient des rémunérations très inférieures à la moyenne du secteur. Les particuliers, quant à eux, y trouvent les mêmes avantages que les professionnels français chez Metro. Fondé dans les années 1970, Costco a d'ailleurs d'abord été réservé aux entreprises. Ce n'est que plusieurs années plus tard qu'il s'est ouvert aux familles.

Compresser les marges

Sa fortune tient, en grande partie, à son système d'adhésion. Les Américains doivent en effet payer 60 dollars de cotisation annuelle pour y faire leurs courses. Costco y a gagné 2,6 milliards de dollars l'an dernier - soit la majeure partie de son profit opérationnel (3,6 milliards de dollars). Ce système d'adhésion lui permet de compresser ses marges. Quel que soit le produit, elles ne doivent jamais dépasser 15 %. Pour l'essence, le tabac, le lait et les couches, elle est même proche de zéro. Quand le prix des matières premières augmente, Costco relève le tarif d'accès au club, mais pas celui de ses marchandises - ce qu'il a fait pour la dernière fois en 2012. Les Américains ne semblent pas particulièrement s'en émouvoir : qu'elles augmentent ou pas, les adhésions sont renouvelées à 90 % chaque année - un ratio qui défie toutes les statistiques.

Pratiquement inconnu en France, le concept de club est très répandu aux Etats-Unis. Sam's et BJ's reposent sur ce principe, et disposent même de beaucoup plus de magasins que Costco. Mais celui-ci sait aussi créer le buzz avec des opérations spéciales sur des produits de luxe, qui permettent de renouveler le plaisir des « chasses au trésor » - c'est d'ailleurs le thème que Costco emploie sur son site Internet. A titre d'exemple, l'enseigne propose actuellement une bague sertie de diamants d'une valeur de 225.000 dollars, vendue à moitié prix sur son site Internet. Récemment, elle a également vendu des montres Cartier et Omega, ainsi que des lunettes Ray-Ban, le tout à prix bradé. Les quantités sont faibles - quelques dizaines d'unités par magasin - mais elles permettent d'attirer une population plus riche que celle qui fréquente les supermarchés à bas prix d'ordinaire : les clients qui se rendent chez Costco disposent ainsi d'un revenu moyen de 85.000 dollars, un niveau qui les place loin devant ceux de Wal-Mart. Il faut dire que l'enseigne n'est présente qu'autour des grandes métropoles, souvent plus riches (New York, San Francisco, Miami, etc.).

L'enseigne a beau rogner ses marges, elle affiche ainsi une santé de fer : avec un chiffre d'affaires en hausse de 2 % l'an dernier (hors essence), elle échappe au marasme qui frappe les grandes enseignes américaines (Wal-Mart, Kroger, etc.). Le cabinet Deloitte, qui établit un classement des chaînes de distribution chaque année, la place désormais au deuxième rang mondial (116 milliards de dollars de revenus en 2015), derrière Wal-Mart. Un exploit, quand on sait que l'enseigne ne pointait qu'à la neuvième place il y a dix ans. La performance est d'autant plus remarquable que Costco ne compte qu'un peu plus de 700 magasins dans le monde, soit beaucoup moins que Carrefour par exemple (11.900 points de vente).

Les Echos, 22 juin 2017.

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23 juin 2017

Gary Swindells : « Nous aurons une douzaine de magasins en France dans dix ans »

Quelles sont les ambitions de Costco en France ?

La France est notre onzième pays d'implantation. Nous espérons avoir une douzaine de magasins dans les dix ans à venir. Nous visons les grandes agglomérations, et espérons ouvrir de 4 à 6 unités en région parisienne, et une à deux en périphérie des grandes villes françaises, comme Lille, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille, Nantes, etc. Nous sommes déjà sur le point de déposer un dossier de demande d'ouverture pour un deuxième point de vente en région parisienne.

Pourquoi croyez-vous que le concept Costco puisse s'imposer en France alors que les distributeurs en place se livrent déjà une concurrence acharnée ?

Le concept de club-entrepôt est original. Pour 36 euros par an, nous offrons à nos membres-clients la qualité des produits au meilleur prix. Avec 3.800 références, dont 50 % de produits alimentaires et 50 % de produits non alimentaires, nous ne couvrons pas tous les besoins des consommateurs. C'est la raison pour laquelle nous sommes complémentaires des hypers et supermarchés. Moi-même je fais encore mes courses dans des hypermarchés. Nous proposons des bonnes affaires, avec des rabais de 5 % à 50 % par rapport au marché, dont 500 références d'arrivages en quantités limitées que nous appelons « la chasse aux trésors », avec de gros conditionnements. Notre clientèle est constituée à moitié de particuliers et à moitié de professionnels.

Avez-vous eu des difficultés à convaincre les fournisseurs de travailler avec vous ?

Non. Certains n'ont pas voulu, mais beaucoup ont suivi. Il ne faut pas oublier aussi que nous avons des fournisseurs mondiaux présents dans tous nos 725 magasins ou presque. Nous prenons peu de références par rapport à un distributeur classique, mais nous garantissons de forts volumes sur les références choisies. A Villebon-sur-Yvette, nous prévoyons un chiffre d'affaires de 120 millions de dollars sur 13.750 mètres carrés [soit 12.400 dollars ou plus de 11.000 euros au mètre carré, NDLR]. Nous pouvons aussi nous approvisionner auprès de déstockeurs. Il faut souligner enfin que, dans notre magasin, nous allons faire travailler plus de 400 PME, qui nous fournissent en produits locaux. A l'échelle mondiale, Costco vend chaque année 800 millions de produits manufacturés en France. Cela en dit long sur le potentiel d'un partenariat avec nous.

Propos recueillis par Philippe Bertrand, Les Échos, 22 juin 2017.

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22 juin 2017

Costco débarque en France

 

 

Costco Les Echos 22 juin 2017 (6)

 
Le spécialiste américain des clubs-entrepôts arrive en région parisienne. Un concept mixte entre l'hypermarché et le grossiste « cash and carry ».

Décidément, pour les distributeurs français, le danger vient de Seattle. Déjà sous la menace croissante d'Amazon, ils vont devoir compter à partir de ce jeudi sur un nouveau concurrent de taille : Costco, lui aussi basé dans la « Rainy City ». « Gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche », disait Philippe le Hardi pour protéger son père contre l'ennemi anglais à Poitiers. Cette fois, c'est à Villebon-sur-Yvette, au sud de Paris, au bord du plateau de Saclay, dans une zone riche reliée à l'Ouest parisien par la N 118 et au Sud par l'A10 que se jouera la bataille.

Carte de membre à 36 euros

C'est dans cette commune de l'Essonne que le deuxième distributeur mondial derrière Walmart, selon le classement Deloitte pour le magazine américain « Stores », va implanter sa première unité. Un « club-entrepôt » de 13.750 mètres carrés. « Club » parce que la grande surface n'est ouverte qu'aux détenteurs d'une carte de membre. « Nous en avons déjà vendu 10.000 », assure aux « Echos » Gary Swindells, président de Costco France. L'objectif est de 30.000 par magasin. « Entrepôt » parce que le point de vente est un mix entre un hypermarché et un « cash and carry » : les 3.700 références sont conditionnées en gros volumes et exposées sur des palettes. Costco, c'est un peu l'enfant naturel de Carrefour et de Metro, ouvert aux particuliers comme aux entreprises. Mâtiné d'un genre de déstockeur, avec des rabais de 5 % à 50 % sur des arrivages réguliers.

Dans les 725 unités réparties dans dix pays(outre la France, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée, Taïwan, l'Australie, l'Espagne et l'Islande), les clients trouvent aussi bien de l'épicerie que des bijoux et des produits de luxe, des produits électroniques et électroménagers en passant par des articles de bricolage et de loisirs.

Modèle low cost

Ce n'est pas pour rien que la zone promotionnelle de l'enseigne a été nommée « la chasse aux trésors ». C'est un peu la foire, avec des diamants comme des crevettes congelées ou des poulets. L'an passé, Costco a ainsi vendu 100.000 carats de diamants et, rien qu'aux Etats-Unis, près de 400.000 voitures. C'est un modèle low cost, au sens propre : pas de publicité, de 4 % à 5 % de frais de personnel. Tout est vendu à prix coûtant, la quasi-totalité du résultat du groupe étant constituée des recettes des 80 millions de cartes de membres. Pour son exercice 2016, clos le 28 août, Costco a annoncé 2,35 milliards de dollars de bénéfice net. Ce modèle à bas coût est rentable. A titre de comparaison, Carrefour a publié un résultat net de 1 milliard d'euros en 2016, pour un chiffre d'affaires de 77 milliards d'euros.

Le phénomène Costco va-t-il fragiliser un peu plus l'écosystème de la distribution française déjà affecté par la conjoncture et la montée en puissance de l'e-commerce ? Il faut relativiser le danger. Gary Swindells annonce une douzaine de magasins en France à l'horizon 2027 (lire ci-dessous), soit, si tout va bien, entre 1,5 et 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Cela représenterait 2,5 % seulement des ventes cumulées de Carrefour et Leclerc dans l'Hexagone.

 

Philippe Bertrand.

 

Costco Les Echos 22 juin 2017 (4)

 

Costco Les Echos 22 juin 2017 (5)

Source : les Echos, 22 juin 2017.

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12 octobre 2016

Twitter en panne d'acheteurs

Titre Le Monde 12 oct 2016

 

Facade NYSE introduction en bourse de Twitter nov 2013 Le Monde 12 oct 2016

 

La situation est paradoxale. Twitter, le site de minimessages chéri par les stars, les médias et les politiques, devenu cette caisse de résonance incroyable qui a encore suscité 17  millions de tweets lors du second débat entre Hillary Clinton et Donald Trump, ne trouve pas de repreneurs. Disney, Salesforce et Google, qui avaient étudié le dossier avec des banques d'affaires, auraient fait défection, comme l'a rapporté Bloomberg. Lundi 10  octobre, le titre a encore dégringolé de 11  % à la Bourse de New York, portant sa chute à 30  % en cinq séances. L'entreprise ne cote plus que 17,6  dollars. Le réseau social au petit oiseau bleu vaut désormais 12  milliards de dollars (10,8  milliards d'euros), soit 2  milliards de moins que lors de son introduction en Bourse il y a trois ans.

Comment expliquer la soudaine volte-face de ces candidats potentiels ? Principale raison : son prix. " Twitter est trop cher. Ils ne font pas suffisamment de profits et ne dégagent pas assez de cash ", explique Michael Pachter, directeur de la recherche chez Wedbush Securities. " La société cherche à obtenir entre six et huit fois ses revenus estimés pour 2016. Son prix est particulièrement élevé et ce, alors qu'elle est à la traîne de ses concurrents. Twitter n'est pas assez vieux pour être aussi gros que Facebook, mais est trop âgé pour enregistrer des taux de croissance à la Snapchat. C'est une acquisition chère et risquée ", abonde Eleni Marouli, analyste principale en charge de la publicité chez IHS Markit.

L'étoile pâlie de la Silicon Valley reste obstinément dans le rouge. Au second trimestre, le réseau social a enregistré une perte de 107  millions de dollars pour un chiffre d'affaires en hausse de 20  %, à 535  millions de dollars. Au cœur des inquiétudes, la stagnation du nombre d'utilisateurs. Lors de ses derniers résultats, Twitter comptait 313  millions de personnes, contre 304  millions il y a un an. Il a pourtant multiplié les tentatives pour résoudre ce problème récurrent.

Trouver un " intérêt stratégique "

Cette année, la société a entamé un virage vers les médias, mettant l'accent sur la vidéo et devenant un distributeur de programmes de télé. Il avait notamment déboursé 10  millions de dollars auprès de la National Football League pour retransmettre dix rencontres par saison du championnat de football amé-ricain. Las, ce virage stratégique n'a pour l'instant pas porté ces fruits. " Il y a eu du retard dans le lancement des produits, une grosse rotation dans le management. Même s'il investit, Twitter devrait générer de bonnes marges. Or, ce n'est pas le cas ", remarque Leslie Griffe de Malval, analyste au sein du fonds FourPoints.

Face à cette situation compliquée, le conseil d'administration a engagé Goldman Sachs et Allen &  Co en septembre afin d'examiner une vente, malgré l'opposition du fondateur et actuel patron du groupe, Jack Dorsey.

Pour qu'un repreneur se décide à ouvrir véritablement les cordons de la bourse, il faudrait qu'il voit dans Twitter " un véritable intérêt stratégique ", dit Michael Pachter. L'acquéreur naturel aurait pu être Google, en raison des synergies que le duo aurait pu travailler dans la publicité. Pour le moteur de recherche, le petit oiseau bleu lui permettrait de se faire une place dans les réseaux sociaux, d'où il demeure cruellement absent. " Mais Twitter reste un petit business incapable de changer la donne pour Google ", tranche Jan Dawson, qui a fondé Jackdaw Research.

Pas facile non plus de convaincre un groupe de médias tel que Disney. Tout d'abord, aucun d'entre eux n'a besoin de le racheter pour distribuer ses contenus. Une reprise par un média serait même contre-productive. " Cela serait de nature à faire fuir les autres. Tous craindraient de transmettre des données confidentielles à leur concurrent via Twitter. Le retrait de Disney était inévitable ", juge M.  Dawson.

L'éditeur de solutions de cloud computing, cette informatique délocalisée, Salesforce faisait partie des candidats jugés les plus sérieux. Son fondateur, le -visionnaire et original Marc Benioff, voulait faire du réseau social un outil au service de la -relation client. Mais la perspective d'un rachat de l'entreprise faisait peur aux investisseurs. " On peut se demander s'il n'y avait pas une part de vanité dans sa démarche ", estime Jan Dawson. Pour le moment, Marc Benioff semble avoir battu en -retraite.

Quel est dès lors l'avenir de Twitter ? L'histoire n'est peut-être pas terminée. " Je suis sûr que l'un de ces trois acquéreurs potentiels pourrait être intéressé si le prix était plus bas ", juge Michael Pachter. Il faudrait donc que la société accepte de se vendre sous son cours d'introduction ; une concession qu'elle ne semble pas disposée à faire. Certains la voient poursuivre seule, le temps de se réinventer.

Sandrine Cassini

Le Monde, 12 octobre 2016

 

Les chiffres Le Monde 12 oct 2016

Un cours divisé par deux le Monde 12 oct 2016

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03 février 2016

LVMH en très grande forme

Excellente performance de LVMH en 2015.

 

Le fleuron du luxe français vient de connaître une très bonne année, comme le confirme le Communiqué de presse publié par le groupe le 2 février 2016.

 

" LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, réalise en 2015 des ventes de 35,7 milliards d’euros, en progression de 16 %. La croissance organique des ventes ressort à 6 %. Le Groupe témoigne d’un fort dynamisme en Europe, aux Etats-Unis et au Japon tandis que les pays d’Asie montrent des évolutions contrastées.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2014. La croissance organique s’établit à 5 %.

Le résultat opérationnel courant s’établit à 6 605 millions d’euros en 2015, en hausse de 16 %, une évolution à laquelle participe l’ensemble des métiers. Le résultat net part du Groupe s’élève pour sa part à 3 573 millions d’euros. Excluant la plus-value réalisée en 2014 suite à la distribution en nature des actions Hermès, le résultat net part du Groupe est en progression de 20 %. (...) "

Le quotidien les Echos (3 février 2016) souligne que LVMH fait mieux que le marché mondial, profitant de la baisse du cours de l'euro et de la croissance du marché américain.

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01 janvier 2016

L'art pop à la Tate de Londres

Art pop à la Tate de Londres Les Echos 1 janvier 2016

Les Echos, 1er janvier 2016

Cubes Teresa Burga Tate Modern The World Goes Pop sept 2015 janvier 2016

 

Culture Whisper: Personalised guide to London's cultural scene

InsideStepping into this Curator However, despite the blockbuster fuss, Tate Review The World Goes Pop exhibition there is a strange red monster growing out of the Tate gallery floor. Tate Modern Jessica Morgan turns our attention to an array of international artists from The World Goes Pop feels more like a gentle fizz than a violent bang.

http://www.culturewhisper.com

 

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05 novembre 2015

Décès de l'anthropologue René Girard

Immortel René Girard Le Monde 5 novembre 2015

 

René Girard

Anthropologue, théoricien de la " violence mimétique "

L'anthropologue René Girard est mort mercredi 4  novembre, à Stanford, aux Etats-Unis. Il avait 91 ans. Fondateur de la "  théorie mimétique  ", ce franc-tireur de la scène intellectuelle avait bâti une œuvre originale, qui conjugue réflexion savante et prédication chrétienne. Ses livres, commentés aux quatre coins du monde, forment les étapes d'une vaste enquête sur le désir humain et sur la violence sacrificielle où toute société, selon Girard, trouve son origine inavouable.

"  Le renommé professeur français de Stanford, l'un des quarante Immortels de la prestigieuse Académie française, est décédé à son domicile de Stanford mercredi des suites d'une longue maladie  ", a indiqué l'université californienne où il a longtemps enseigné.

Né le 25  décembre 1923, à Avignon, René Noël Théophile grandit dans une famille de la petite bourgeoisie intellectuelle. Son père, radical-socialiste et anticlérical, est conservateur de la bibliothèque et du musée d'Avignon, puis du Palais des papes. Sa mère, elle, est une catholique tendance Maurras, passionnée de musique et de littérature. Le soir, elle lit du Mauriac ou des romans italiens à ses cinq enfants. La famille ne roule pas sur l'or, elle est préoccupée par la crise, la montée des périls. Plutôt heureuse, l'enfance de René Girard n'en est donc pas moins marquée par l'angoisse.

Quand on lui demandait quel était son premier souvenir politique, il répondait sans hésiter  : les manifestations ligueuses du 6  février 1934. "  J'ai grandi dans une famille de bourgeois décatis, qui avait été appauvrie par les fameux emprunts russes au lendemain de la première guerre mondiale, nous avait-il confié lors d'un entretien réalisé en  2007. Nous faisions partie des gens qui comprenaient que tout était en train de foutre le camp. Nous avions une conscience profonde du danger nazi et de la guerre qui venait. Enfant, j'ai toujours été un peu poltron, chahuteur mais pas batailleur. Dans la cour de récréation, je me tenais avec les petits, j'avais peur des grands brutaux. Et j'enviais les élèves du collège jésuite qui partaient skier sur le mont Ventoux…  "

Longue aventure américaine

Après des études agitées (il est même renvoyé du lycée pour mauvaise conduite), le jeune Girard finit par obtenir son bac. En  1940, il se rend à Lyon dans l'idée de préparer Normale-Sup. Mais les conditions matérielles sont trop pénibles, et il décide de rentrer à Avignon. Son père lui suggère alors d'entrer à l'Ecole des chartes. Il y est admis et connaît à Paris des moments difficiles, entre solitude et ennui. Peu emballé par la perspective de plonger pour longtemps dans les archives médiévales, il accepte une offre pour devenir assistant de français aux Etats-Unis. C'est le début d'une aventure américaine qui ne prendra fin qu'avec sa mort, la trajectoire académique de Girard se déroulant essentiellement outre-Atlantique.

Vient alors le premier déclic  : chargé d'enseigner la littérature française à ses étudiants, il commente devant eux les livres qui ont marqué sa jeunesse, Cervantès, Dostoïevski ou Proust. Puis, comparant les textes, il se met à repérer des résonances, rapprochant par exemple la vanité chez Stendhal et le snobisme chez Flaubert ou Proust. Emerge ainsi ce qui sera le grand projet de sa vie  : retracer le destin du désir humain à travers les œuvres littéraires.

En  1957, Girard intègre l'université Johns-Hopkins, à Baltimore. C'est là que s'opérera le second glissement décisif  : de l'histoire à la littérature, et de la littérature à l'anthropologie religieuse. "  Tout ce que je dis m'a été donné d'un seul coup. C'était en  1959, je travaillais sur le rapport de l'expérience religieuse et de l'écriture romanesque. Je me suis dit  : c'est là qu'est ta voie, tu dois devenir une espèce de défenseur du christianisme  ", confiait Girard au Monde, en  1999.

A cette époque, il amasse les notes pour nourrir le livre qui restera l'un de ses essais les plus connus, et qui fait encore référence aujourd'hui  : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961). Il y expose pour la première fois le cadre de sa théorie mimétique. Bien qu'elle engage des enjeux profonds et extrêmement complexes, il est d'autant plus permis d'exposer cette théorie en quelques mots que Girard lui-même la présentait non comme un système conceptuel, mais comme la description de simples rapports humains.

Résumons donc. Pour comprendre le fonctionnement de nos sociétés, il faut partir du désir humain et de sa nature profondément pathologique. Le désir est une maladie, chacun désire toujours ce que désire autrui, voilà le ressort principal de tout conflit. De cette concurrence "  rivalitaire  " naît le cycle de la fureur et de la vengeance. Ce cycle n'est résolu que par le sacrifice d'un "  bouc émissaire  ", comme en ont témoigné à travers l'histoire des épisodes aussi divers que le viol de Lucrèce, l'affaire Dreyfus ou les procès de Moscou.

C'est ici qu'intervient une distinction fondamentale aux yeux de Girard  : "  La divergence insurmontable entre les religions archaïques et le judéo-chrétien.  " Pour bien saisir ce qui les différencie, il faut commencer par repérer leur élément commun  : à première vue, dans un cas comme dans l'autre, on a affaire au récit d'une crise qui se résout par un lynchage transfiguré en épiphanie.

Mais là où les religions archaïques, tout comme les modernes chasses aux sorcières, accablent le bouc émissaire dont le sacrifice permet à la foule de se réconcilier, le christianisme, lui, proclame haut et fort l'innocence de la victime. Contre ceux qui réduisent la Passion du Christ à un mythe parmi d'autres, Girard affirme la singularité irréductible et la vérité scandaleuse de la révélation chrétienne. Non seulement celle-ci rompt la logique infernale de la violence mimétique, mais elle dévoile le sanglant substrat de toute culture humaine  : le lynchage qui apaise la foule et ressoude la communauté.

Girard, longtemps sceptique, a donc peu à peu endossé les habits du prédicateur chrétien, avec l'enthousiasme et la pugnacité d'un exégète converti par les textes. De livre en livre, et de La Violence et le sacré (1972) jusqu'à Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999), il exalte la force subversive des Evangiles.

Porteur d'une vérité

Cet engagement religieux a souvent été pointé par ses détracteurs, pour lesquels sa prose relève plus de l'apologétique chrétienne que des sciences humaines. A ceux-là, l'anthropologue répondait que les Evangiles étaient la véritable science de l'homme… "  Oui, c'est une espèce d'apologétique chrétienne que j'écris, mais elle est bougrement bien ficelée  ", ironisait, dans un rire espiègle, celui qui ne manquait jamais ni de culot ni d'humour.

Adoptant une écriture de plus en plus pamphlétaire, voire prophétique, il était convaincu de porter une vérité que personne ne voulait voir et qui pourtant crevait les yeux. Pour lui, la théorie mimétique permettait d'éclairer non seulement la construction du désir humain et la généalogie des mythes, mais aussi la violence présente, l'infinie spirale du ressentiment et de la colère, bref l'apocalypse qui vient. "  Aujourd'hui, il n'y a pas besoin d'être religieux pour sentir que le monde est dans une incertitude totale  ", prévenait, un index pointé vers le ciel, celui qui avait interprété les attentats du 11-Septembre comme la manifestation d'un mimétisme désormais globalisé.

Il y a ici un autre aspect souvent relevé par les critiques de Girard  : sa prétention à avoir réponse à tout, à tout expliquer, depuis les sacrifices aztèques jusqu'aux attentats islamistes en passant par le snobisme proustien. "  Don't you think you are spreading yourself a bit thin  ?  " - "  tu ne penses pas que tu t'étales un peu trop  ?  " - , lui demandaient déjà ses collègues américains, poliment, dans les années 1960… "  Je n'arrive pas à éviter de donner cette impression d'arrogance  ", admettait-il, narquois, un demi-siècle plus tard.

Relatif isolement

Ajoutez à cela le fait que Girard se réclamait du "  bon sens  " populaire contre les abstractions universitaires, et vous comprendrez pourquoi ses textes ont souvent reçu un accueil glacial dans le monde académique. Les anthropologues, en particulier, n'ont guère souhaité se pencher sur ses hypothèses, hormis lors d'une rencontre internationale qui eut lieu en  1983 en Californie, non loin de Stanford, l'université où Girard enseigna de 1980 jusqu'à la fin de ses jours.

Confrontant son modèle conceptuel à leurs enquêtes de terrain, quelques chercheurs français ont aussi accepté de discuter les thèses de Girard. A chaque fois, l'enjeu de cette confrontation s'est concentré sur une question  : les sacrifices rituels propres aux sociétés traditionnelles relèvent-ils vraiment du lynchage victimaire  ? Et, même quand c'est le cas, peut-on échafauder une théorie de la religion, voire un discours universel sur l'origine de la culture humaine, en se fondant sur ces pratiques archaïques  ?

Cordiale ou frontale, cette discussion revenait toujours à souligner le relatif isolement, mais aussi la place singulière, de René Girard dans le champ intellectuel. Ayant fait des Etats-Unis sa patrie d'adoption, cet autodidacte jetait un regard perplexe sur la pensée française, et notamment sur le structuralisme et la déconstruction.

Mêlant sans cesse littérature, psychanalyse et théologie, cet esprit libre ne respectait guère les cadres de la spécialisation universitaire. Animé d'une puissante conviction chrétienne, cet homme de foi ne craignait pas d'affirmer que sa démarche évangélique valait méthode scientifique. Se réclamant de l'anthropologie, ce provocateur-né brossait la discipline à rebrousse-poil en optant pour une réaffirmation tranquille de la supériorité culturelle occidentale. Pour Girard, en effet, qui prétend découvrir l'universelle origine de la civilisation, on doit d'abord admettre la prééminence morale et culturelle du christianisme.

"  Vous n'êtes pas obligés de me croire  ", lançait René Girard à ceux que son pari laissait perplexes. Du reste, il aimait exhiber ses propres doutes, comme s'il était traversé par une vérité à prendre ou à laisser, et dont lui-même devait encore prendre toute la mesure. Rythmant ses phrases de formules du type "  si j'ai raison…  ", confiant ses incertitudes à l'égard du plan qu'il avait choisi pour tel ou tel livre, il séduisait les plus réticents par la virtuosité éclairante de son rapport aux textes. Exégète à la curiosité sans limites, il opposait à la férocité du monde moderne, à l'accélération du pire, la virtuosité tranquille d'un lecteur qui n'aura jamais cessé de servir les Ecritures.

Jean birnbaum

 

Chronologie René Girard Le Monde 5 novembre 2015

Le Monde, 6 novembre 2015

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